Carnet de Voyages

J3 : Agadir

Samedi 24/03/07 - 23h41 h.l.

Fatigués... on n'arrête pas : balades à voitures, restau, sorties... très peu de temps au final pour se poser.

Reprenons depuis hier :

Les loulous sont rentrés avec le Nissan Patrol. Sure qu'on sera bien avec ça pour les routes d'ici !

On est allé manger au restau « à coté de chez Navarro »(un glacier je crois) une tagine de keftas/œuf pour MinouRon, de poulet citron/olive pour Fred, une salade niçoise « sans maïs, parce que je déteste le maïs » pour Jackie, brochettes de kefta pour André et filet pour les sœurs Dudu et Pat', et tagine de légumes pour moi. L'air se rafraîchissant à l'intérieur, on a pris le thé à la menthe en terrasse.

On est revenu à la maison un court moment, un petit tour chez Andrée et Jackie...

Puis on est allé au souk d'Agadir... un moment de découverte et de surprise !

A peine arrivés que Jackie entre dans la première boutique pour des babouche et elle me colle un chèche bleu électrique (comme je lui en avait parlé) dans les pattes et vlà t'y pas qu'il faut que je me dépatouille avec le vendeur... pour le prix pas de problème, 30dh c'est bien ; mais pour lui faire comprendre que je reviendrai peut-être pour les dessus de canapé, c'était une autre histoire ! Heureusement que les soeurettes étaient aussi sur des tongs et  babouches ! ça l'a occupé !...

Sur place, il fallait qu'on trouve avec Nekey des lunettes de soleil ... Ha, on en a trouvées, mais on s'est fait alpaguer par 3-4 gars qui voulaient pas nous lâcher : « Viens voir chez moi, c'est pas cher », « Tu cherches glasses ? Viens avec moi ! », « Viens par ici », « Viens par là », « Juste pour regarder, pour le plaisir des yeux »...
A la fin, je me sentais un peu mal ; on ne sait pas dire non, on ne sait pas non plus ce que peut engendrer le fait de croiser un regard ou de répondre à un bonjour... j'ai eu le droit à des « Rastafari ! », « Rasta girl » (et tout ce que ça promet comme propositions),  « jolie gazelle » (ils aiment bien gazelle !)...
Autant j'aime le contact humain, mais là ça faisait beaucoup trop. Au final, Nekey nous a trouvé un grand et beau cendrier (« avec un motif contre le mauvais œil »... mon œil oui, c'est un citron confit !... hihihi ! mais il beau), et on est reparti sans lunettes !

C'est très impressionnant toute cette foule, cette vie. Ça fourmille, ça se faufile presque sans se bousculer, et pourtant c'est vraiment une masse énorme de gens, un brassage gigantesque.

On y retournera, et avec le recul et les autres expériences d'ici là, je pense que ça se passera mieux et qu'on pourra voir les autres parties du souk (fruits et légumes notamment). Et s'il nous reste assez de dh, on prendra un cadeau pour les potes et les parents, et je me suis aussi repéré un sac gibecière magnifique en cuir brut, et bien sûr un cadeau pour l'anniversaire de Kri, demain.

Mine de rien, on était déjà bien casé après cela. En rentrant, on a été faire 2-3 petites courses à l'épicerie plus haut que la maison.

Et puis rebelote, rendez-vous avec un pote à Pat, Léon, pour l'apéro et dîner dehors (les deux au Jour  & Nuit, deux bar-restau sur la plage, mais différents...). Et en rentrant j'étais trop crevée pour faire mon petit compte rendu de la journée.

En me réveillant ce matin, je n'étais pas de bonne humeur. Je me sentais larguée : par la mentalité du pays et du coup à part des personnes avec qui je suis qui n'ont apparemment (et c'est normal) aucune difficulté d'adaptation et qui, très gentiment, me taquine là-dessus. En plus, il est vrai que j'aimerai avoir un peu plus de temps « calme », pouvoir me poser, écrire, dessiner et simplement prendre mon temps. Mais si on veut en profiter et honorer les invitations, il ne faut pas traîner !

Bref, les yeux ouverts, sans savoir l'heure, je pensais déjà à la crêpe  marocaine qui j'allais manger au pti dej' (j'en ai acheté deux hier à la boulangerie)... depuis le temps que je voulais en manger à nouveau ! Je n'ais pas été déçue !... Mais vu qu'on allait (encore) au restau deux heures après, je n'ai pris que ça avec mon kawa.

On est donc allé à la Médina d'Agadir de « Coco... » : toute une reconstitution d'une médina magnifique.

On a très bien mangé (tagine d'agneau aux pruneaux pour nous six, un couscous pour André et kefta-salade pour Jackie), on s'est baladé dans les ruelles où les artisans créent sur places bijoux, vêtements, sculptures...

Nekey a flashé sur une paire d'appliques en peau qui iront tout droit dans notre salle à manger, et dans la même boutique, je me suis fait faire un tatouage au henné en bas du mollet droit. J'y ai d'ailleurs appris que les motifs sur le cuir des lampes, appliques et autres, sont en henné qu'ils vernissent après, une fois la teinture appliquée : du coup ça ne bouge pas !

Kri et Mimi on fait faire leur prénom en pendentif en argent, un bijou très fin, Pat a acheté une sculpture en pierre de Taroudant et, après avoir discuté de sa jeunesse avec le sculpteur, s'en ai vu faire offrir une. En repartant, on est allé faire un tour là où Kri faisait du cheval avec son père et où elle s'était enlisée dans des sables mouvant avec sa monture.

En repartant encore, les trois nous ont montré où ils passaient du temps dans les dunes et où Pat et Mimi ont passé leur nuit de noce. Il faut avoir de l'imagination aujourd'hui car tout est à l'abandon, et il ne reste que des terrains de tennis défraîchis, des eucalyptus mourrant et un grillage. On est allé ensuite dans  une ville proche, Inezdine, et là on a vu un Maroc plus authentique : mon minou devait bien s'accrocher pour conduire car tu ne fais pas un mètre sans t'arrêter tellement le monde est partout : les rues sont aussi pleines sur les trottoirs (s'il y en a d'ailleurs) que sur la route !

En rentrant, un petit débarbouillage, et de nouveau restau avec Léon et son fils Romain, et un autre ami de Pat, Ali, et sa femme Radia, deux personnes vraiment charmantes et ouvertes, de la même génération qu'eux.

On était donc invité à manger du poisson frit et grillé sur le port... une expérience que le touriste, même averti, ne ferait pas seul !

A peine arrivés sur le parking qu'un type essaie de nous vendre son restau, puis vient  une autre fille. Pat essaie de leur faire comprendre que nous sommes invités ailleurs, et que nous attendons de personnes mais rien à faire ; Pat d'énerve et en arrive à un point, où tellement lancé dans la discussion qu'il se retourne vers nous et nous parle en arabe !

Et puis en guise de restaurant, ce sont finalement des rangées de tables pour une trentaine de personnes, chaque table correspond à un numéro de restaurant, et tu as la « cuisine » au bout de cette table. Evidemment dans un endroit pareil, avec les gosses shoutés  la colle et mendiant (et pas que les gosses bien sûr) tu ne sors pas ton appareil photo ! J'aurais bien fait un croquis mais je suis trop claquée...

Au menu : friture de sèches, crevettes (moi qui en avais déjà mangé la veille, là je suis gavée !), soles et je ne sais plus quoi et du rouget grillé : une merveille ! (enfin, pour Nekey, c'est soupe marocaine à base de lentilles, vu qu'il n'est pas vraiment pote avec tout ce qui sort de l'eau...).

Avec Fred (je pense) et Nekey, on a passé la soirée à les écouter discuter du passé, des personnes qui sont revenues au Maroc, celles qui sont mortes, des souvenirs de jeunesse et de tout ce que le papa de Pat a fait avant de partir et dont personne ne soupçonnait les faits (il a fait beaucoup pour les gens d'ici).

Nous sommes rentrés le ventre bien plein, et on est allé dire au revoir à Jackie qui s'en va demain en France et ne rentrera que lorsqu'on sera parti. Dommage, car c'est une femme au caractère pas toujours évident, mais d'une grande gentillesse et qui sait bien y faire pour marchander et qui maîtrise bien la mentalité gadiri.

Là je vais aller me coucher, en me disant qu'il y a pleins de détails sur la vie d'ici qu'il faudra que je développe, mais d'abord : dodo ! Car demain nous partons à 9h pour Marrakech !

Vos commentaires

1 Le Vendredi 20 Juillet 2007 à 22:21 GMT+0, par amine

super tof

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